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Trophée des Villes
Le DUC de Nice a remporté début novembre, à Palavas, le Trophée des Villes. Un titre de plus.
 
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Entretien : Tex
Animateur de télé et humoriste, Tex passe rarement à côté d'un tournoi de pétanque.
 
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Vie des clubs
La rubrique "Vie des clubs" retrace l'actualité marquante de la semaine dans les régions.
 
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Les femmes à leur place
Dans une pétanque souvent machiste, les femmes sont pourtant en passe de s'imposer.
 
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Retrouvez une sélection des derniers résultats des concours de la semaine.
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Tex, son autre amour
Humoriste, animateur, et vainqueur du concours VIP au Mondial la Marseillaise 2005, Tex est un habitué des parties de pétanque. Sa catégorie ? Les tournois de célébrités. Un champ d’action qui lui va bien.
 
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Tex, micro en main, en compagnie de Patrice Drevet, le président du Pétanque Neuilly-sur-Seine.


J’ai réellement commencé à me faire connaître en 1984 au Petit Théâtre de Bouvard avec Muriel Robin et Jean-Marie Bigard. A cette époque, j’étais également l’élève de Fabrice dans La classe. J’ai aussi écumé les cabarets et les café-théâtres. J’ai fait mes débuts à la radio en 1996 avec Arthur dans les Matinales d’Europe 2. J’ai participé régulièrement aux Grosses Têtes sur RTL. Puis, en octobre 2000 je suis devenu animateur sur France 2 dans Les Z’Amours.


J’ai toujours apprécié les boules et je me suis réellement mis à la pétanque voici une dizaine d’années, lorsque j’ai fait la tournée Var Matin. A l’époque, j’ai beaucoup joué et j’ai commencé à vraiment m’y intéresser. A force de pratiquer, je me suis rapproché de plus en plus du cochonnet, j’ai tiré, et puis voilà. J’ai appris sur le tas et j’ai fini par me passionner car, d’année en année, je faisais des progrès.


Je participe chaque année à une grosse pétanque, organisée à Avignon. Pour ne pas être trop ridicule et arriver dans le carré final il me fallait progresser. Depuis quatre ans, je finis souvent finaliste. En 2005, j’ai participé au tournoi des célébrités au Mondial la Marseillaise pour la première fois et j’ai gagné. C’était un très bon moment. L’année dernière avec Castaldi et Collaro nous nous sommes vraiment beaucoup amusés.


Non, pour la Marseillaise j’avais emmené mon beau-frère, mais d’autres fois j’y vais avec des amis. En général, on m’équipe avec un tireur. Bizarrement, à Marseille, nous étions trois joueurs moyens. C’est peut-être ce qui a fait la différence. Dans certaines équipes lorsqu’il y a deux joueurs moyens qui se reposent sur un tireur, si ce dernier passe au travers, les deux autres ne sont pas capables de redresser la situation.


C’est le côté tactique qui me passionne le plus.


Je suis un joueur de milieu, mais plutôt pointeur. Quand je me mets à bien pointer, je peux vraiment réussir de bons trucs.

Si je suis dans une partie avec deux joueurs très faibles, je vais me mettre au tir. Si je suis avec un joueur qui sait bien tirer, je me laisse facilement mettre au milieu. En fait, je suis polyvalent et j’adapte mon jeu à mes équipiers. Et c’est déjà une forme de tactique d’adapter son jeu.
Il faut sentir qui est le plus en forme. Malheureusement on ne peut pas changer de partenaires s’ils ne sont pas bons. Bien dommage…

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J’ai souvenir d’avoir joué une partie avec Patrick Poivre d’Arvor, et je voyais qu’il n’était pas motivé. Je lui ai alors expliqué toute cette science de la pétanque, la stratégie, le fait qu’il ne s’agit pas simplement de jeter les boules au hasard. Tout à coup, il a relevé la tête et a commencé à jouer pour de bon. Pour faire jouer les gens à la pétanque et non plus simplement aux boules, il faut les intéresser au phénomène.


Il y a bien des fois où, moi aussi, je joue aux boules. On n’est pas toujours d’humeur à se montrer performant. J’essaie de leur faire comprendre qu’il faut sortir des tracas du quotidien. En fait, il s’agit de les écarter de leurs soucis pour les obliger à se recentrer sur un sujet festif. Quand on joue vraiment à la pétanque, qu’il faut passer des éliminatoires pour arriver dans le dernier carré d’un gros concours, en général on fait équipe avec des pros. Et à ceux là, nul besoin de leur expliquer.


Non. Je participe à des concours locaux ou VIP, souvent avec de bons joueurs. J’ai évolué avec Bettoni et Quintais, mais je n’ai jamais été licencié. En fait je n’ai pas le temps de faire vraiment partie d’un club. J’ai pour principe de faire passer le boulot en priorité sur tout : loisirs, famille… Entre les tournages d’émissions télé, les tournées, ou d’autres sollicitations, j’ai trop de chose à faire. Ceci dit les boules sont toujours dans la voiture.


Je trouve que la télévision vend bien ce sport. Les retransmissions de certains championnats permettent de faire connaître les champions et c’est un plus. Il faut des têtes médiatiques et médiatisées.


Détente et concentration. Ce sont deux mots qui, généralement, ne vont pas ensemble, mais c’est un sport qui détend. En plus il faut se montrer intelligent autant dans son jeu qu’à travers les relations avec ses partenaires. Il y a un meneur, certes, mais chacun donne son avis. Ce que j’aime surtout, c’est qu’à 12-0 contre soi, on n’a pas encore perdu. A la pétanque, il reste toujours un moyen de gagner.

 

 Repères

Tex, de son vrai nom Jean-Christophe Le Texier, a remporté la médaille d’or du Conservatoire de comédie de Troyes en 1982. Deux ans plus tard, il joue au Théâtre de Bouvard avec Muriel Robin et Jean-Marie Bigard. En 1987, il devient animateur sur TV Monte-Carlo, puis présente l’émission Les Z’Amours sur France 2, en 2000. Depuis 2006, il co-présente Intervilles avec Julien Lepers. Il est l'auteur de deux spectacles : Je m'sens bien et Tex in the City.

 
Entretien réalisé par Martine Rigaudie, pour Boulisme.
Photos : © Marc Pheulpin.
 
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