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La ligue Languedoc-Roussillon perd des licenciés. Etat des lieux avec son président.
 
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Nouvelle venue, la fédération lettone de pétanque a posé des bases solides. Et sans traîner.
 
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 Plan média 2011

Du roussi en Roussillon
Ligue phare de la pétanque en France, le Languedoc-Roussillon a vu son nombre de licenciés sévèrement chuter. État des lieux sans concession avec son président, Jean-Louis Salager.
 
© Marc Pheulpin
Vue sur la ville de Nîmes, en Languedoc-Roussillon, avec les arènes à gauche.


Cette année, on est tombé au plus bas de l’échelle et on ne peut que repartir vers le haut. Ce sera nécessaire, car une telle chute correspond à une perte d’argent pour les comités, les ligues, et la Fédération.


(il hésite). Inquiet, non. Pour se relancer, il faut faire en sorte que les jeunes reviennent. Mais j’ai bien conscience de la difficulté de les attirer alors que nombre d’entre eux préfèrent se tourner vers le football, le rugby, ou encore le judo. D’autant que les parents s’investissent moins et considèrent les écoles de pétanque comme de simples halte-garderies.


Dans l’Hérault, il faut reconnaître qu’on a des soucis. On ne doit pas jouer à la pétanque pour se faire embêter. Ça n’est pas le sens de cette discipline. Le résultat fait que beaucoup se contentent désormais de jouer uniquement dans leur club pour être sûr de passer un bon moment. Il faut revenir à cette convivialité.


Le gros du problème se situe à Montpellier, où se déplace un petit noyau de gens qui se sentent au-dessus des lois et se croient intouchables. Je connais énormément de joueurs qui ne veulent plus faire les concours à Montpellier. Ceci étant, on constate les mêmes phénomènes partout.


Avec le Gard, nous possédons une vraie terre de provençal. C’est une richesse pour la ligue. En jeu provençal, il y a moins d’argent à gagner que dans la pétanque et l’ambiance n’est pas la même. D’ailleurs, quand j’entends certains dire qu’ils ne jouent pas pour l’argent, ça me fait sourire.


Trouver des sponsors et obtenir des subventions devient moins évident, d’autant que celles du Conseil régional diminuent. Il faut aussi intégrer la forte concurrence des autres sports comme le football, le rugby ou le hand-ball. La pétanque arrive loin derrière.

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Un peu, oui. Mais il faut rester positif, sinon ça n’est pas la peine de se lancer dans le monde associatif. Appuyons-nous sur ce qui fonctionne, comme par exemple les Nationaux de notre ligue. Cette année, Palavas et Béziers ont redémarré : c’est un point très positif. Nous devons aussi réussir à faire venir de grands joueurs dans le Sud. Car, à part Nice, les très grands ne sont pas chez nous.


Une élite, il en faut une, malgré ce que disent les petits clubs. Nice, c’est un peu comme l’Olympique lyonnais en football. En revanche, il ne faut pas oublier que cette élite vit grâce aux petits clubs. L’élite et la base dépendent l’une de l’autre.

 Repères

Jean-Louis Salager est né le 31/03/1949, à Montpellier.
Il est président de la ligue Languedoc-Roussillon depuis 2009.
Il est président de la commission d’arbitrage de l’Hérault.
Il est arbitre depuis 1975 et arbitre international depuis 1999.
C’est un ancien policier.

La ligue en chiffres :
En 2009, la ligue Languedoc-Roussillon a perdu 5349 licenciés (30282 contre 35631 en 2008). Elle est la deuxième ligue en termes de pertes pour 2009 derrière PACA (-6190) et devant Midi-Pyrénées (-4339).

 
Entretien réalisé par Marc Pheulpin, Boulisme.
Photos : © Marc Pheulpin.
 
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